Presse
FlyBaboo continuera de voler -
13/04/2004
Le Temps
Samedi 10 avril 2004
La compagnie aérienne à bas prix FlyBaboo ne recevra pas sa concession le 12 avril, comme l'espérait son jeune patron Julian Cook. Peut importe. Rien ne semble arrêter ce trentenaire. «Ce n'est qu'un contretemps, explique-t-il, confiant. Nous devrons obtenir le certificat de transporteur aérien d'ici à fin avril.» Dans l'intervalle, les clients voleront avec un ART 42 500 (50 places) de la compagnie danoise Cimber Air (wet lease).
Depuis son lancement en novembre dernier, FlyBaboo avait recours au transporteur allemand Cirrus. Ce dernier n'est pas en mesure de prolonger son contrat jusqu'à l'homologation par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) de l'avion récemment acquis par la compagnie genevoise. En effet, Cirrus assure dorénavant la liaison Zurich-Lugano pour le compte de la compagnie Swiss. Et cela avec le même avion utilisé jusqu'à présent pour FlyBaboo, un Dash 8-300. «J'ai été très surpris par cette décision, avoue Julian Cook. Au niveau éthique, je ne trouve pas l'attitude de Cirrus très correcte. D'autant que la compagnie allemande parlait même récemment d'investir dans mon affaire.» Par ailleurs, FlyBaboo a effectué toutes les démarches nécessaires à la certification d'approche exigée par l'aéroport de Lugano pour l'appareil en question. «Mais dès ce mois d'avril, c'est Swiss qui en profitera», lance d'un goût amer le patron genevois. «Une hôtesse m'a même raconté que des pilotes, qui voleront probablement pour Swiss, défilaient dans le cockpit lors de nos vols Genève-Lugano afin d'être formés à la trajectoire d'approche plus pentue exigée à Lugano», s'offusque Julian Cook. Le porte-parole de Cirrus, injoignable, n'a pas pu commenter ces affirmations.
Des liquidités suffisantes
Il faut espérer que cette solution transitoire ne s'éternise pas. Chaque semaine de sous-traitance engendre environ 120 000 francs de coûts supplémentaires pour FlyBaboo. Mais, selon le Genevois, la compagnie bénéficie de plus de 3 millions de liquidités et du soutien de ses investisseurs. Au rang desquels figurent notamment un des directeurs du groupe bancaire LODH et un autre de la banque Anglo-Irish Bank.
Alors, malgré ce fâcheux contretemps, Julian Cook est toujours prêt à relever le défi. Il estime d'ailleurs atteindre la rentabilité d'ici à fin 2004, avec un chiffre d'affaires avoisinant les 10 millions de francs. Par ailleurs, après Lugano et Venise, les clients de FlyBaboo pourront, dès le 4 juin, voler vers Saint-Tropez La Mole, histoire de profiter de l'air méditerranéen.
Nathalie Praz
Le Temps
Samedi 10 avril 2004
La compagnie aérienne à bas prix FlyBaboo ne recevra pas sa concession le 12 avril, comme l'espérait son jeune patron Julian Cook. Peut importe. Rien ne semble arrêter ce trentenaire. «Ce n'est qu'un contretemps, explique-t-il, confiant. Nous devrons obtenir le certificat de transporteur aérien d'ici à fin avril.» Dans l'intervalle, les clients voleront avec un ART 42 500 (50 places) de la compagnie danoise Cimber Air (wet lease).
Depuis son lancement en novembre dernier, FlyBaboo avait recours au transporteur allemand Cirrus. Ce dernier n'est pas en mesure de prolonger son contrat jusqu'à l'homologation par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) de l'avion récemment acquis par la compagnie genevoise. En effet, Cirrus assure dorénavant la liaison Zurich-Lugano pour le compte de la compagnie Swiss. Et cela avec le même avion utilisé jusqu'à présent pour FlyBaboo, un Dash 8-300. «J'ai été très surpris par cette décision, avoue Julian Cook. Au niveau éthique, je ne trouve pas l'attitude de Cirrus très correcte. D'autant que la compagnie allemande parlait même récemment d'investir dans mon affaire.» Par ailleurs, FlyBaboo a effectué toutes les démarches nécessaires à la certification d'approche exigée par l'aéroport de Lugano pour l'appareil en question. «Mais dès ce mois d'avril, c'est Swiss qui en profitera», lance d'un goût amer le patron genevois. «Une hôtesse m'a même raconté que des pilotes, qui voleront probablement pour Swiss, défilaient dans le cockpit lors de nos vols Genève-Lugano afin d'être formés à la trajectoire d'approche plus pentue exigée à Lugano», s'offusque Julian Cook. Le porte-parole de Cirrus, injoignable, n'a pas pu commenter ces affirmations.
Des liquidités suffisantes
Il faut espérer que cette solution transitoire ne s'éternise pas. Chaque semaine de sous-traitance engendre environ 120 000 francs de coûts supplémentaires pour FlyBaboo. Mais, selon le Genevois, la compagnie bénéficie de plus de 3 millions de liquidités et du soutien de ses investisseurs. Au rang desquels figurent notamment un des directeurs du groupe bancaire LODH et un autre de la banque Anglo-Irish Bank.
Alors, malgré ce fâcheux contretemps, Julian Cook est toujours prêt à relever le défi. Il estime d'ailleurs atteindre la rentabilité d'ici à fin 2004, avec un chiffre d'affaires avoisinant les 10 millions de francs. Par ailleurs, après Lugano et Venise, les clients de FlyBaboo pourront, dès le 4 juin, voler vers Saint-Tropez La Mole, histoire de profiter de l'air méditerranéen.
Nathalie Praz
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